Lecture : 5 minsNeurosciences et formation, un nouvel horizon

Vous connaissez certainement la différence entre un apprenant engagé et un non engagé. L’un perd son temps tandis que l’autre est en train d’apprendre et progresser. Que vous soyez responsable des formations, ou formateur, vous espérez ne pas avoir de personnes non engagées. Si vous en avez parfois lors de vos formations, les neurosciences vont pouvoir vous aider.

Elles nous permettent de mieux comprendre le cerveau et ainsi rendre vos formations plus engageantes et donc efficaces.

Cet article est une initiation sur les neurosciences, si cela vous intéresse d’améliorer le ROI de vos formations, nous développons le sujet dans l’ebook « guide pour des formations inoubliables »

Voici donc trois suggestions, puissantes et faciles à mettre en œuvre pour mieux engagés vos formés :

La récupération espacée pour mémoriser

Le cerveau de l’apprenant n’est pas un disque dur qui enregistre bêtement. Il ne retient que les informations qu’il considère comme utiles. À titre d’exemple, vous ne vous souvenez pas que ce matin à 08 : 43 un oiseau est passé dans votre champ de vision. Inutile.

En fait à la différence d’un ordinateur, le cerveau traite l’information et la comprend, il fait donc des choix, et filtre en direct. Il priorise.

Le cerveau a plusieurs mécanismes pour déterminer ce qui est important. L’un d’entre eux est simple : ce qui arrive régulièrement est plus important. Il est inutile de se souvenir du cas unique et le cerveau en est bien conscient. En revanche, nous nous souvenons à peu près tous du théorème de Pythagore (dans un triangle rectangle a²+b² = ?), et la raison est que nous l’avons revu et réutilisé des centaines de fois, cela nous a fait croire que c’était important et donc nous nous en souvenons sans l’avoir utilisé depuis un certain nombre d’années (ne comptez pas 😇). Plus nous rencontrons une information plus nous nous en souvenons.

La « récupération espacée » est une idée apparue dans la deuxième partie du 19ème siècle et démontrée depuis par de nombreuses études scientifiques. Il existe des intervalles optimaux pour réexaminer un sujet particulier afin d’optimiser la rétention et la compréhension à long terme.

La courbe de l’oubli des nouvelles connaissances

Courbe de l'oubli

Source : Mindburst

Cette idée est démontrée dans le graphique ci-dessus. Lorsque nous apprenons quelque chose pour la première fois, nous l’oublions presque entièrement en quelques jours. Cependant, lorsque l’information est examinée à intervalles croissants, la rétention à long terme est significativement plus élevée.

Plus récemment, en 2006 le Dr B. Price Kerfoot de la Harvard Medical School (2006) a créé une plateforme appelée SpacedEd, maintenant Qstream, pour les étudiants en première année de médecine. Cela renvoyait à certains étudiants aléatoirement par email des questions à choix multiples afin de réviser rapidement. Le résultat de l’expérience a montré qu’il y avait une meilleure rétention trois mois, six mois et un an plus tard grâce à cet apprentissage espacé. Depuis des centaines d’applications mobiles utilisent ce système souvent appelé « flashcard » que cela soit pour apprendre une langue, à coder ou autre.

La conclusion est claire : il ne suffit pas de dispenser une seule fois la formation et de s’attendre à ce que l’employé ait tout assimilé. La formation doit être dispensée puis revue périodiquement si l’on veut qu’elle ait un impact durable sur les connaissances et le comportement des gens. Des piqures de rappel sont à prévoir. Elles peuvent être sous forme d’une demi-journée de formation, une vidéo, un texte ou des exercices.

Des sessions courtes pour consolider

Nous avons plusieurs mémoires et la mémoire à long terme semble infinie. En revanche, celle à court terme est bien plus limitée (surtout si l’on ne sait pas l’utiliser, elle a une section dédié dans l’ebook). En général, une personne sans techniques de mémorisation retient 7 informations à la fois.

Afin que le cerveau stocke des informations dans notre mémoire à long terme, elle doit passer par cette mémoire à court terme. Pour cela, décomposez la formation en petits morceaux. Le formateur doit utiliser des techniques pour faire mieux mémoriser car on peut sans trop d’efforts faire retenir une vingtaine d’informations. Puis prévoyez des reconsolidations un peu plus tard.

La consolidation est une partie importante du processus d’apprentissage. Elle semble se produire surtout lorsque nous ne sommes pas activement engagés dans une tâche. Avez-vous remarqué que les moments « eurêka » arrivent souvent dans la douche, ou lorsqu’on marche ?

Lorsque nous ne réfléchissions pas activement à un problème, notre cerveau continue de le traiter dans notre inconscient. Il réfléchit, analyse et consolide. C’est pourquoi les pauses sont importantes.

Améliorez la concentration

Par ailleurs, nous avons un temps de concentration assez limité puisqu’il est d’environ 20 minutes (10 à 45 selon les études).

C’est pourquoi je vous recommande deux choses :

  • Décomposez la formation en sessions courtes,
  • Faites alterner différentes activités pour remobiliser la concentration.

Les neurosciences nous prouvent aussi que plus concentrés, les formés seront plus engagés et retiendront beaucoup plus d’informations.

Organiser des sessions de 20 minutes semble compliqué pour certains. Sachez que de nombreuses entreprises utilisatrices de BigSchool l’appliquent avec succès. C’est du travail de préparation, et un coup de main à prendre, mais qui augmentera considérablement l’impact de vos formations.

L’e-learning doit aussi prendre cela en compte et privilégier des sessions de formation courtes et régulières.

Voyons maintenant l’apport le plus important des neurosciences :

L’apprentissage actif

Selon les neurosciences, un des éléments les plus essentiels pour augmenter le ROI des formations est d’engager activement les formés. Absorber passivement des informations, écouter pendant des heures quelqu’un qui lit des slides sur un sujet qu’il ne maitrise pas est inutile. Le plus actif dans la formation ne doit pas être le formateur, mais l’apprenant. Plus il sera actif plus il sera concentré et plus son cerveau construira de nouvelles synapses.

En effet, apprendre activement produit des changements durables dans la structure du cerveau.

Incorporez des activités, des ateliers, des moments de réflexion, ils doivent être sollicités par des questions. La pire des formations est celle où les formés écoutent et transcrivent ce qu’ils entendent sur leur clavier. Ils doivent réfléchir, participer, analyser, leurs cerveaux doivent être mobilisés. Vous pouvez aller jusqu’à inclure des Serious Games par exemple.

Pour rendre tous vos employés plus aptes à mémoriser, vous pourriez organiser des formations intra « organisez vos idées avec le Mind Mapping » par Denis R. et si vous avez des formateurs en interne, même occasionnels, formez-les à la formation -> résultat de la recherche sur la plateforme BigSchool.

Enfin, si vous êtes responsable du choix de formations pour vos collaborateurs, facilitez-vous le travail et choisissez des formateurs particulièrement compétents. Vous en avec des centaines sur la plateforme BigSchool.fr à votre disposition.

Les neurosciences ont encore beaucoup à vous apporter

L’étude du cerveau par les neurosciences nous permet de maximiser l’apprentissage et le développement des compétences lors des formations. Vous pouvez obtenir de plus grands progrès. Investir un peu de temps dans la préparation de vos formations permettra aux formés de gagner un temps considérable ensuite dans leur travail.

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger l’ebook : Le guide pour des formations inoubliables

 


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