Lecture : 3 minsLa différence entre Andragogie et Pédagogie.

Andragogie

La science de former des adultes.

Un des aspects les plus importants de la transmission de connaissances et des compétences est la formation.

Or, deux erreurs sont fréquentes.

·        Croire qu’un expert peut former les autres. Former est une compétence qui fait rarement partie du panel de l’expert.

·        Une autre erreur fréquente est de trop s’inspirer de la pédagogie.

En analysant les différences entre le l’apprentissage des adultes et des enfants, Malcolm Knowles (1980) a popularisé le concept d’andragogie  » l’art et la science de l’aide à l’apprentissage des adultes », en le différenciant avec la pédagogie (« l’art et la science de l’enseignement aux enfants »).

Les différences fondamentales entre pédagogie et andragogie

Imaginer que vous enseigner la peinture, l’enfant viendrait avec une toile vierge et ne saurait trop où il veut aller, l’adulte quant à lui viendrait avec une toile déjà bien remplie, et aurait quelques idées sur ce qu’il voudrait en faire.

Knowles a posé de nombreuses hypothèses qui se vérifient au fil des recherches.

Les apprenants viennent avec un objectif propre et ils participent aux choix de ce qui sera enseigné.

Le formateur doit adapter sa formation pour qu’elles leur conviennent et répondent à leurs besoins précis.

Avec des adultes l’expérience est valorisée, utile, et on a tout intérêt à en profiter avec un environnement de collaboration.

Le formateur peut personnaliser la formation en fonction des expériences ou du secteur des participants afin d’apporter du concret.

L’apprenant définit son besoin.

Le contenu est orienté vers les compétences et la résolution des problèmes de l’apprenant.

Activité non basée sur la mémorisation, mais utilisent diverses techniques et activité afin que l’apprenant soit capable de mettre en application en situation réelle.

L’apprenant s’évalue seul ou l’est par son entreprise face au concret. Son objectif n’est pas une note, mais de réussir face à ses challenges.

Le manque de légitimité de l’enseignant : L’apprenant a déjà des savoirs qui peuvent entrer en conflit et toucher son amour propre s’il faisait mal jusque-là. Il veut s’autodiriger et son savoir peut créer une certaine cécité. Celui qui enseigne est un facilitateur et son statut d’expert est facilement remis en cause. Or nous pourrions dire que c’est à l’expert de prouver son niveau, mais dans la réalité qui paierait quelques jours pour qu’un formateur fasse démonstration de son expertise ?

En résumé, en andragogie, l’apprenant connait son besoin, et est volontaire, motivé pour apprendre. Il est donc actif et a un objectif concret et personnel, alors que dans la pédagogie, l’apprenant étudiant est forcé à venir ou a un objectif lointain avec un objectif abstrait : une note, un examen…   ce qui le met dans une situation passive avant, pendant et après l’enseignement.

Que faire concrètement

Knowles (1984) suggère que les éducateurs d’adultes

  • Établir un climat de coopération pour l’apprentissage en classe ;
  • Évaluer les besoins et les intérêts spécifiques de l’apprenant ;
  • Élaborer des objectifs d’apprentissage fondés sur les objectifs de l’apprenant ;
  • Les besoins, les intérêts et les niveaux de compétences ;
  • Concevoir des activités séquentielles pour atteindre les objectifs ;
  • Travailler en collaboration avec l’apprenant pour choisir les méthodes, et des ressources pour l’enseignement ;
  • Évaluer la qualité de l’expérience d’apprentissage ;

Parce que les adultes ont besoin de savoir pourquoi ils apprennent quelque chose, les enseignants efficaces expliquent les raisons qui les motivent.

Les adultes ne veulent pas mémoriser, ils ont besoin de concret et veulent mettre en application rapidement. La formation doit donc prévoir des tâches que les adultes peuvent accomplir.

Les adultes sont des « solutionneurs« , ils aiment résoudre des problèmes et apprennent mieux quand le sujet est d’une utilité immédiate, l’enseignement efficace implique l’apprenant dans la résolution de problèmes de sa vie réelle.

Ce qu’il est essentiel de retenir c’est que l’apprenant doit participer. Avant la formation par l’analyse du besoin et l’élaboration de la formation, et pendant afin d’avoir un transfert de compétences efficace.

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